L’espoir fait vivre

Créé par le 05 juil 2006 | Dans : Non classé

Vous donnez un biscuit à Grand Bébé et attendez vainement qu’il vous dise merci. « Mon chéri, on dit quoi ? », votre bout de chou vous répond plein d’espoir « un autre ? »

Barbamama

Créé par le 05 juil 2006 | Dans : Non classé

Dire qu’il aura fallu que vous atteigniez vos quarante ans pour vous familiariser avec les Barbapapas. Ô rage, Ô désespoir, vous vous rendez compte que vous faites une très bonne Barbamama. En effet, vous avez le pouvoir de vous transformer en divers objets, notamment :

- en Barbatoboggan. Si-si. Quand vous avez la mauvaise idée de vous allonger par terre, vos petits Barbabébés se précipitent sur vous pour se laisser glisser depuis vos jambes repliées. A vu de nez, vous seriez même un modèle unique dans votre genre car également équipé d’un trampoline : vos enfants prennent effectivement leur élan avant de sauter sur votre ventre (ouille ouille ouille) et descendre vos genoux. Ils adorent. Vous, moins : vous avez la rate qui se dilate, le foie qu’est pas droit, le ventre qui se rentre, le pylore qui se colore, le gésier anémié, l’estomac bien trop bas, et les côtes bien trop hautes, les hanches qui s’démanchent, l’épigastre qui s’encastre, l’abdomen qui s’démène, l’thorax qui s’désaxe, la poitrine qui s’débine*

- en Barbalocomotive à vapeur. Vous excellez dans le « tchou-tchou » « tchou-tchou » tirant derrière vous les fruits de vos entrailles. On s’y croirait, la vapeur en moins, sauf bien sûr en fin d’après-midi quand vos vieux neurones fondent de fatigue. Alors là, avec un peu de chance, de la fumée sort de vos oreilles et de vos narines.

- en Barbacheval qui fait « glop-glop » en trottinant (« pas-glop, pas-glop pour dire vrai, mais ça c’est secret d’état, faut le dire à personne). Les jours de gloire, vos deux enfants se mettent sur votre dos en même temps et vous croyez entendre vos lombaires hurler à la mort.

- en Barbajouet. On vous ouvre la bouche, vous met un doigt dedans en s’exclamant un très plaisant « berk » quand on regarde à l’intérieur (Grand Bébé). On vous soulève le pull, on vous regarde le nombril en s’écriant en liesse « nomblil » et on tortille un doigt dedans (Petite Bébée).

Vous ne cachez donc pas votre joie quand vous découvrez dans le paquet de fin d’année du jardin d’enfants que ramène votre fils, une quantité de Barbapapas faites de ses blanches (et moins blanches) mains.

Vous en concluez que soit la vie a l’esprit taquin, soit que vous devriez sérieusement vous poser des questions sur votre karma.

* Paroles: Géo Koger. Musique: Vincent Scotto, Gaston Ouvrard 1932
© 1932 – Maeva

Grippe aviaire?

Créé par le 30 juin 2006 | Dans : Non classé

Vous rentrez à la maison. Ereintée comme il se doit. Vous entendez Petite Bébée répéter « coincoin ! » avec insistance. Au bout de la troisième fois, vous daignez enfin soulever votre imposant popotin de sa chaise longue où plein d’espoir il avait pris place, et vous allez voir ce qu’il en est . Bien vous en a pris, vous découvrez une Petite Bébée ravie, tenant entre ses mains un merle mort. Beurk.

Deux minutes après votre découverte , Petite Bébée
« il est où coincoin ?»
« il est allé faire dodo dans sa maison » (traduire : « je l’ai jeté vite fait dans la poubelle ma chérie et ne t’avises pas à en ramener d’autres »)

« Comment tu t’appelles? »

Créé par le 29 juin 2006 | Dans : Non classé

Vous demandez à Grand Bébé comme il s’appelle :

« Moi ! »

Sur ce, vous demandez à Petite Bébée comment elle s’appelle :

« Moi ! »

Vous auriez quand même pu un effort dans la variété des prénoms de vos enfants semble t’il.

Si Versailles m’était donné

Créé par le 29 juin 2006 | Dans : Non classé

Las, vous n’habitez pas Versailles, juste une maison d’époque (d’une autre époque, ère crapadouille et ennuis en tout genre). Moralité vous n’avez que deux chambres, une que vous partagez avec votre moitié et l’autre que vos machines à bêtises se partagent dans la joie et la bonne humeur sans oublier le lancer de jouets sur la figure.

Vos soirées commencent donc de manière comme qui dirait énergique (26 montées d’escalier pour dire des choses sympathiques comme « maintenant vous arrêtez ! », « ce n’est pas encore fini ? » « qu’est-ce que vous faites encore ?», « maintenant chut on dort » « maintenant chut on dort, je ne le répèterais pas » « qu’est ce que je vous ai dit :chut » … ). Moralité: vous avez de très jolis mollets – escaliers obligent – mais plus de voix.

Vous ne seriez donc pas contre avoir l’opportunité de faire dormir Grand Bébé dans la chambre des glaces pendant que Petite Bébée irait dans la salle de bal. Loin, très loin. Fini les bruits étranges qui vous parviennent comme à l’instant de leur chambre : « tiens, on a un canon ? » (cheval à bascule qu’on renverse ? Grand Bébé et Petite Bébée qui font un concours de saut depuis la table à langer ? Lancer de poupées doublé de lancer de voitures dans la fenêtre ? … En fait vous ne voulez surtout pas le savoir)

Vous bien sûr pendant ce temps là, vous seriez confortablement installée dans le petit Trianon.

MMMMMMdah, Marie Antoinette avait tout compris.

Vieillir c’est mourir un peu

Créé par le 27 juin 2006 | Dans : Non classé

Vos enfants ne sont heureusement pas les seuls à vous faire des sorties à tomber du haut de l’escabeau quand vous cherchez à nettoyer vos vitres (une fois toutes les années bissextiles, entendons nous bien)

- Omphale: pourquoi est ce qu’on est mort?

- sa maman: euh, on meurt quand on est vieux.

- Omphale: alors Papi, comme il est vieux, il est un peu mort? ♥♥♥♥♥♥   

 

Matins bonheurs

Créé par le 24 juin 2006 | Dans : Non classé

Personne n’est sans ignorer que les enfants ont généralement une tendance masochiste à se réveiller tôt.

Très tôt.

Très très tôt.

Vous, qui cependant êtes pourtant une lève-tôt, (mais pas si tôt : cinq heures trente du matin, maman au secours !), en avez ras-le-baba de sortir des bras de Morphée avant l’heure. Au point que votre corps dans son ensemble se rebiffe. Vous refusez donc catégoriquement de sortir un orteil de dessous du douillet édredon qui vous abrite, et cela même quand vous entendez vos enfants descendre en douce dans le salon.

Et pourtant, vous le savez pertinemment, laisser des petites abeilles de deux et trois ans errer seules dans votre maison, c’est aussi raisonnable que d’y laisser un troupeau d’éléphants en colère. Et voili t’y pas que prise d’un affreux doute après une période de silence inhabituelle-donc-suspecte de vos loulous, vous finissez par soulever votre magnifique corps de mère de deux enfants qui ne fait plus jamais de sport, et allez voir ce qu’il en est.

Mamma mia, votre petite princesse a chipé votre sac à main sur la commode et l’a vidé de tout son contenu. Vos cartes bancaires, votre monnaie, vos mouchoirs, enfin tout le bric-à-brac que peut contenir le sac d’une dame, trônent dans les escaliers. Votre petit prince quant à lui, ravi de l’aubaine, a pris vos deux rouges à lèvres et s’en est barbouillé le visage ressemblant par là même à Kiki le clown. Vous croyez – bienheureux les simples d’esprit – que vous avez tout vu. Que nenni, votre regard tombe alors malheureusement sur une fresque murale qu’un Picasso (période rose) ne renierait pas, assortie d’une création-sur-escalier-et-carrelage qui a tout pour vous déplaire.

Quel merveilleux accueil au saut du lit. Vous n’en attendiez pas tant. Et tout ça avant votre indispensable premier café des 3’256 que vous allez boire pour pouvoir tenir toute la journée. La tête basse vous allez chercher un chiffon, en bénissant néanmoins le ciel d’avoir mis sur les murs une peinture lavable.

Le lendemain, comme vous n’apprenez pas de vos erreurs, vous ne réagissez à nouveau pas quand vous entendez vos petits chatons sortir discrètement de leur chambre pour descendre dans la cuisine. Votre seule excuse : il est cinq heures du matin (ces enfants ne peuvent génétiquement être les vôtres !). Un quart d’heure plus tard vous voyez Grand Bébé en pleurs accourir dans vos bras. Il vous montre sa bouche en hurlant « bobo bouche ». Vos neurones encore à moitié endormis subissent un électrochoc et vous passez en revue dans votre tête toutes les catastrophes possibles et imaginables qui peuvent avoir eu lieu. A t’il ingurgité une pastille pour le lave-vaisselle, non pour les atteindre il aurait fallut mettre un tabouret sur une chaise, or vous avez mis le tabouret en haut du frigo (pas folle la guêpe). A t’il accédé à l’armoire à victuailles et bu du tabasco ? Pas tout à fait. A force de déduction, vous allez découvrir qu’avec l’aide de sa sœur bien aimée, il a pris une chaise au salon, l’a amenée dans la cuisine et est monté dessus pour ouvrir la porte de l’armoire à biscuits et autres splendeurs. Comme il n’arrivait pas à atteindre les cacahuètes-qu’il-aime-plus-que-tout-au-monde, il s’est rabattu sur des pistaches. Qu’il a mangé avé coquille, coquille qui s’est vengée en restant plantée entre ses dents. Il ne fallut pas moins de maman et de papa pour sortir ce morceau de la bouche de votre fils.

Vous croyez qu’il a compris la leçon pour la prochaine fois en tout cas (vous doutez que cela ne dure plus que cela). Mais vous, vous appris la leçon tout court, et désormais, vous allez vous lever dès que vous entendrez que vos canaillous sont réveillés.

Voilà, c’est fini les grasses matinées jusqu’à six heures du mat!

Soigner les bobos

Créé par le 23 juin 2006 | Dans : Non classé

Ce matin, Petite Bébée observe pensive une de ses nombreuses égratignures: « maman, réparer bobo avec scotch » … si tu le dis ma fille :-D

L’art et la manière de la manipulation

Créé par le 23 juin 2006 | Dans : Non classé

A votre grand ravissement, Grand Bébé découvre à trois ans et demi, le pouvoir de la manipulation. Chaque matin, il vient dans votre chambre, avance de votre côté du lit (et pourquoi pas celui du papa, hein ? Un élément de réponse peut-être, les canons de Navaronne doublés des trompettes de Jéricho ne ressusciteraient pas votre homme, alors la petite voix – même si très très très persistante de votre fils …) et vous réveille avec un charmant : « debout maman, allez debout ! ». Vous, vous regrettez l’absence de baguette magique qui vous permettrait de téléporter cet amour de votre vie dans sa chambre – fissa fissa et en silence s’il vous plaît.

Comme l’intimation de vous lever n’a pas l’air d’arriver à votre neurone, seul survivant du cataclysme ‘maternités rapprochées’, votre cher ange vous répète, un peu plus fort en vous tendant – dans un geste dont la subtilité ne vous échappe pas – vos pantoufles: « debout maman, allez debout ! ». Il est six heures trente du matin, c’est samedi et s’il y a bien une chose que vous n’avez pas envie de faire, et bien c’est de vous lever.

C’est alors que votre petit bonhomme vous annonce froidement : « je veux aller chez Nina (sa nounou ) ». Vous comprenez parfaitement le message : « elle s’occupe de moi, ELLE » et si ce n’était pas pour le fait que vous avez près de quarante ans d’avance en psychologie humaine sur votre loustic (ainsi que trois années sans grasses matinées), vous vous seriez levée en un quart de seconde. Mais non, vous restez couchée mais vous savez pertinement que la prochaine fois, c’est à dire le lendemain (sic) vous vous leverez au premier doux appel de «debout maman, allez debout !».

Petite Bébée quant à elle, personne ne sera surpris – c’est une fille (la même qui dira plus tard à son mari : « si tu m’aimais vraiment, tu m’offrirais une tiare en diamant/une croisière sur le Nil/un cabriolet violet ») – n’a pas attendu ses deux ans pour se lancer dans l’art de rendre sa mère totalement chèvre. Dès ses dix-huit mois, elle amorçait son rituel du coucher : « pas-de-bisous, NON-pas-de-bisous, NOOOON-pas-de-bisous » quand vous aviez le malheur de l’approcher les lèvres en avant, en représaille de votre outrecuidance d’oser la mettre au lit alors que la pitchoune déteste dormir. Vous allez vous réconforter en engloutissant une tablette de chocolat en douce dans la cuisine.

Et comme si cela était nécessaire de vous stigmatiser davantage dans votre rôle de mère cruelle, maintenant votre princesse n’hésite pas à appeler « papaaaa » d’un ton d’enfant battu lorsque vous la grondez, quand bien sûr le papa en question n’est pas là. Cette coquine de petite fille qu’est la vôtre, sait très bien que papa gronderait de la même façon que maman (vous vous êtes mariés aussi pour le pire :-) )et donc ne l’appelle à l’aide qu’en son absence. Et que fait-elle s’il est là ? Et bien, à deux ans elle a déjà trouvé une parade, elle appelle « Phiiiiiiiiliiiipe » (son oncle adoré) à la rescousse contre ses vilains pas beaux parents. Vous la laissez réflechir un moment sur ses actes en allant réflechir sur les vôtres, ceux de maman-sorcière.

Dans votre for intérieur, vous vous dites que vous devriez songer à lui demander des détails sur ses techniques de faire-tourner-tout-le-monde-autour-de-son-petit-doigt puisqu’à ce jour vous n’avez toujours pas de tiare en diamant/croisière sur le Nil/cabriolet violet .

Grand Bébé romantique

Créé par le 21 juin 2006 | Dans : Non classé

En grand appréciateur de la nature comme il peut être, un jour devant des oiseaux qui chantent bucoliquement dans le jardin, Grand Bébé s’exclame d’un ton sans appel: « ça suffit, les oiseaux !» :-)

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