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L’existentialisme

Créé par le 21 juin 2006 | Dans : Non classé

Au cas où vous ne l’auriez pas encore dit, une des choses merveilleuses qui arrive en même temps que la cigogne, c’est le balayage radical de vos problèmes existentiels. Les « qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre ? » ne sont plus pour vous car depuis que vos petits anges ont fait leur apparition dans votre vie, vous avez du temps pour à peu près rien. Vous fonctionnez uniquement en mode « survie ».

En effet, entre le ramassage des spaghettis au pesto sur le plafond, l’essorage des tapis dans la salle de bain après une séance de « splish-spash, qu’est-ce qu’on s’amuse » et un appel au centre anti-poison parce que votre petite gourmande a englouti un champignon dans le jardin, les seules questions accessibles à votre unique neurone survivant-mais-patraque, sont «qu’est-ce que je vais faire à manger ce soir ? » et «où est mon lit ? ».

On l’aura compris le temps vous fait défaut. Votre marathon debout-nounou-bus-travail-bus-nounou-dodo est votre seul sport. Vous qui aimiez marcher n’en avez plus le temps (vu qu’il est clairement impossible de le faire avec vos petits bouts de chou à moins que vous ne souhaitiez vous inscrire au triathlon marche-escargot/porter-de-deux-bébés/yenamarre-de-maman). Itou pour tout ce qui s’agit de s’occuper de vous. Les seuls moments que vous avez pour vous sont les soirées. Or par une malchance incroyable, dès que c’est l’heure de vous bichonner vous vous découvrez l’énergie d’une limace apathique.

Même regarder la télévision devient mission impossible. En général vous vous affalez le soir sur le canapé devant une série quelconque et vous vous réveillez au moment du générique. Vous faites un effort pour suivre l’épisode suivant, et rebelote vous voyez les dix premières minutes pour arriver directement à la case générique. Vous savez ainsi que Brian, Sharon ou Steve ont été sauvagement assassinés mais vous ne saurez jamais par qui, à moins qu’une rediffusion ne soit mise en place dans dix ans, quand vos petits loustics entreront dans l’âge béni de l’adolescence et sortiront tard le soir avec leurs copains. Alors là au moins, vous êtes sûre de rester éveillée jusqu’au bout, vous rongeant les ongles en attendant de voir la chair de votre chair réapparaître sur le pas de la porte.

Moi tout(e) seul(e)

Créé par le 21 juin 2006 | Dans : Non classé

Vos petits chérubins arrivent à un âge où ils ont envie de faire leurs propres expériences.

Youpi.

Petite Bébée par exemple entre avec fracas dans l’ère bénie du « pipi-caca » qui ravit bien entendu tout parent digne de ce nom. Vous êtes tranquillement en train de lui lire l’histoire de « pinpin et ses amis » quand elle bondit d’un coup en disant « pipi ». Votre fille n’a toujours pas deux ans et à part lorsqu’elle est dans son bain, n’a jamais vécu un instant sans couche-culotte. Vous doutez donc du bien-fondé de sa requête. Vous avez raison. Si elle se dirige sans hésiter vers les toilettes et s’installe sur la lunette, elle ne trouve pas indispensable d’enlever son pantalon ni son Pampers. Elle prend un bout de papier (sa passion ainsi que celle de son frère, la publicité dans laquelle un petit garçon déboule en traînant derrière lui tout un rouleau ne vous fait plus sourire: vous la vivez régulièrement dans votre salon) et fait semblant de s’essuyer. Elle vous indique qu’il est temps « d’appuyer bouton » (tirer la chasse d’eau) et voili, voilà. En bonne mère que vous essayez (vainement) d’être, vous vous dites qu’il faut profiter de l’occasion pour lui montrer comment on fait vraiment. Vous lui enlevez pantalon/body/pampers et vous lui faites recommencer l’opération. Pour rien bien sûr, sauf le plaisir de dévider un nouveau rouleau de papier de toilette et de « réappuyer bouton ».

Encore plus que 3’264 essais et elle sera propre.

Grand Bébé n’en est pas en reste. Il prend le pot que vous avez –en vraie utopiste que vous êtes – mis à sa disposition « au cas où », s’assoit dessus … et circule dans la salle de bain en faisant « vroum vroum ». Vous lui expliquez que le pot n’est pas une voiture et lui demandez s’il doit faire caca (le vocabulaire de maman est assez figuratif voyez-vous). Voui. Vous vous lancez immédiatement dans l’opération enlever pantalon/body/Pampers. Grand Bébé se rassoit sur le pot fait « vroum vroum » en faisant le tour de la salle de bain. Vous en concluez fort judicieusement que la propeté pour lui non plus ce n’est pas encore pour demain.

Ni après-demain d’ailleurs.

Vos petits anges veulent aussi manger tout seuls. Cela fait déjà plusieurs mois que cela dure et vous doutez encore que vous allez survivre à l’expérience. Ils se servent à pleines poignées et renversent de la nourriture par terre en quantité suffisante pour nourrir tout le Biafra. Dire que cela vous énerve est un euphémisme. Non seulement vous avez horreur du gaspillage mais en outre vous êtes désignée d’office pour ramasser tout ça. Votre empressement à nettoyer par terre est très relatif, ce qui vous fait dire parfois qu’à l’instar de chez la nounou, chez vous on pourrait manger par terre : chez la nounou tellement c’est propre, chez vous tellement il y a de délicieux mets à récolter sous la table. Honte à vous (tant pis, vous préférez ça à la dépression nerveuse qui vous guette chaque fois que vous vous mettez à quatre pattes éponge en main et que vos DEUX charmants bambins jettent leur dévolu sur votre dos pour s’asseoir dessus, dos qui en a plein le dos cela va sans le dire).

Vos enfants aiment aussi à s’essayer à l’habillage/déshabillage comme des grands. Chouette. Au début vous pensiez sincèrement que cela allait être un grand pas en avant pour l’humanité (la vôtre en tous les cas). Belle erreur. A cause de cette initiative, vous devez rajouter pour ce rituel au moins quinze minutes de plus à l’horaire déjà serré du matin.

Grand Bébé « veut pas » que vous lui enleviez son pantalon de pyjama. Cris (lui-vous-lui-vous-lui : vous cédez). Il n’y arrive pas mais s’obstine quand vous voulez lui donner un coup de main « non MOI, cé MOI, cé MOI ». Message reçu, vous attendez patiemment en regardant votre montre toutes les trentes secondes : vous avez un bus à prendre à 7h50. Le suivant est à 8h18 (vive la campagne), le temps de déposer les enfants chez la nounou vous craignez d’arriver une fois encore en retard au bureau. Finalement votre petit amour soit, réussit dans son entreprise, soit, finit par tolérer que vous l’aidâssiez.

Et vous recommencez avec Petite Bébée.

En ce qui la concerne, vous préférez étonnamment quand elle ne réussit pas à se déshabiller toute seule. En particulier pendant les siestes. En effet, vous avez eu une fois la merveilleuse surprise de la découvrir cul-nu dans son lit, le pantalon lancé avec adresse au milieu de la pièce pour atteindre les chaussettes déjà expédiées par là … et le Pampers ouvert trônant sur le matelas.

Les mots d’enfants

Créé par le 20 juin 2006 | Dans : Non classé

A deux ans, Petite Bébée est une rigolotte qui vous assène souvent des phrases qui vous laisse pantoise.

Grande fouineuse depuis toujours, elle sort de la salle de bain avec un de vos tampax dans chaque main et, triomphante, proclame : « dessert !»… cette réflexion vous rend dubitative quant à vos compétences culinaires.

Dans un ordre d’esprit différent mais concernant le même objet, Maud, la petite fille d’une de vos amies en voyant l’applicateur placé à l’endroit indiqué pour :-) , demande interloquée à sa maman: « Dis maman pourquoi tu as une souris entre les jambes? ». Bonne question et merci encore de l’avoir posée.

On n’a pas fini de rire, ça c’est sûr! 

Vive l’été

Créé par le 19 juin 2006 | Dans : Non classé

L’été cela veut dire, les baignades dans la piscine, de préférence tout habillés bien entendu, suivies de mémorables batailles dans le bac à sable. Un coup de goûter en passant et vous obtenez la formule « cauchemar de mamans » (eau + sable + biscuits = changer les bébés en entier avant que le tout ne colle).

vous avez 21 secondes 1/3 pour ramener un bébé à l’intérieur de la maison avant d’aller chercher bébé deuxième. Vous avez calculé : 21 secondes 1/3 c’est juste le temps de s’approcher d’un ver de terre (vous espérez toujours arriver pour le « pas dans la bouche !!! »), de trouver un caillou (vous tenez à intervenir avant qu’une petite main candide ne le jette sur la voiture) ou de faire une énième tentative d’évasion vers le portail du jardin. Pendant ce temps-là le petit lascar qui lui est à l’intérieur (mouillé-sale-collant) se fait un plaisir de passer dans chaque canapé (que vous aviez achetés couleur écrue, AB – Avant Bébés – bien sûr, et qui sont maintenant, sans que cela ne vous ait coûté un sou supplémentaire, en imitation léopard).

Desperate housewives

Créé par le 18 juin 2006 | Dans : Non classé

Ça y est, c’est décidé, vous allez porter plainte contre le scénariste de « desperate housewives », car c’est évident, il s’est inspiré de votre vie pour écrire les épisodes de sa série.

Bon soyons juste : c’est clair, Bree Van de Kamp ce n’est pas vous. Il suffit d’un petit coup d’œil au parquet sous la table de votre salle à manger pour en être assurée. Sa couleur mordoré-verdâtre n’est pas d’origine mais vient d’un subtile mélange épinards-ananas dont vos bébés ont le secret.

Susan : vous en avez certes la maladresse mais malheureusement la comparaison s’arrête là. De son corps de sirène vous n’en avez que les écailles (c’est bizarre, depuis que vous avez accouché vous avez comme de des plaques d’eczéma ou de l’urticaire sur vos avant-bras, une allergie aux matins précoces peut-être ?) et votre voisin est une voisine, pas un charmant plombier (gros soupir).

Gabrielle : si vous montrez une photo de vous en bikini (comme si vous ne les aviez pas déjà toutes détruites), aucun doute ne serait permis, Gabrielle ce n’est pas vous non plus. Dommage, vous n’auriez pas craché sur les diamants, la décapotable … et le reste.

Edie : là ce n’est pas vous non plus. Enfin, il y a un petit quelque chose quand même. Ce poitrail généreux, est-ce que ce ne serait pas le même que le vôtre ? Oui, c’est sûr, vous en avez un identique (qui descendrait jusqu’au nombril si ce n’était pour un Wonderbra qui vous remonte tout ça avec élégance, mais ça c’est un détail).

Mais Lynette ? C’est pas vous Lynette peut-être? Evidemment, le scénariste a mis çà et là quelques petites différences pour qu’on n’y voit que du feu. Vous n’avez pas quatre enfants, mais deux. Seulement dans leurs grands jours, vos deux en valent bien quatre. CQFD. Vous ne prenez pas des pillules pour tenir le coup, vous carburez au café et vitamines avec un zeste d’eau glacée sur le visage quand vous sentez que vous allez piquer du nez. C’est donc kif-kif. CQFD. Votre tendre moitié s’absente souvent pour son travail et s’il ne vous fait pas de margharitas en s’affublant d’un ridicule sombrero, il fait d’excellentes fajitas. Là encore CQFD. Mais ce qui vous laisse aucune ombre de doute sur le fait que le scénariste s’est inspiré de vous pour le personnage de Lynette, c’est que chaque fois que vous la regardez, vous voyez votre double. Oui cette femme hystérique, échevelée et qui crie à la trente-troisième incartade de ses adorables marmots à en faire vibrer les hublots des avions qui passent au dessus de la maison , c’est malheureusement bien vous. CQFD.

Qu’est-ce qu’on s’amuse à la maison

Créé par le 18 juin 2006 | Dans : Non classé

Il n’y a pas à dire, il y a de la vie à la maison. Au point que vous ne savez plus comment c’était avant (avant d’avoir deux terreurs-en-couches-culottes-agrippées-à-vos-cheveux-qui-commencent-d’ailleurs-à se-faire-rares, s’entend).

Vous vous souvenez vaguement que dans votre jeune temps (ou était-ce dans une autre existence ?), vous sortiez parfois en discothèque avec l’homme de votre vie. C’est une époque bien révolue aujourd’hui mais vous ne regrettez rien. Vous n’allez plus en discothèque, mais qu’à cela ne tienne, la discothèque vient à la maison : Grand Bébé pousse le fauteuil en osier jusqu’à la porte du salon afin d’avoir accès aux interrupteurs et allume et éteint la lumière avec une mine réjouie. Et allume et éteint. Et allume et éteint. Et allume et éteint. Vous a-do-rez.

Et allume et éteint. Hilare. Et allume et éteint. Vous moins. Et allume et éteint. Hilare. Et allume et éteint. Vous envisagez doucement de mettre votre tête dans le four.

Pour garantir encore plus l’ambiance disco, Grand Bébé donne de sa personne et rajoute la touche sonore indispensable en imitant sa sœur dans ses élans de joie qui ne sont pas sans rappeler les hululements du loup au fond du bois. ACDC a Capella dans votre salon. Un vrai bonheur. En tout cas cela vous change de « pomme de reinette et pomme d’api » passé en boucle par vos petits chéris dans d’autres occasions grâce aux multiples jouets débordants d’imagination (« pomme de reinette » dans le porte-clefs musical, « pomme de reinette » dans la veilleuse, « pomme de reinette » dans le faux téléphone portable…). A croire que les concepteurs de jouets se sont dit qu’on ne se lassait jamais des classiques. Grave erreur.

Créé par le 18 juin 2006 | Dans : Non classé

Le langage

Créé par le 18 juin 2006 | Dans : Non classé

Il vous arrive parfois de vous faire du souci car Grand bébé qui a deux ans et demi ne parle toujours pas alors que les enfants du même âge de vos copines sont de vrais moulins à parole (oui, surtout les filles). Quand vous en parlez autour de vous on vous dit ce n’est pas grave s’il ne sait pas encore faire de phrases, cela viendra. Qué phrases ?

Mais incroyable mais vrai: sous vos yeux (enfin plutôt vos oreilles) ébahis Grand bébé a rajouté deux mots à son vocabulaire peu fourni jusqu’à lors. Maintenant au « nan » qu’il égrainait avec brio dans toute la gamme, il rajoute volontiers un « veux pas » décidé. Vous êtes aux anges, votre petit filou parle enfin. Bon bien sûr vous auriez préféré qu’il choisisse des mots comme « adorée chérie » ou « la plus belle du monde » qu’il aurait gentiment juxtaposé à « maman », mais bon voilà faut faire avec.

Et pour faire avec, vous faites avec :
« Nan veux pas »
arrêter de regarder Ayisse (comprendre « Alice au pays des merveilles » que vous n’avez vu à ce jour que 48 fois) pour aller prendre mon bain
« Nan veux pas »
sortir du bain pour aller voir la suite d’Ayisse
« Nan veux pas »
qu’on me mette un pyjama (le soir)
« Nan veux pas »
qu’on m’enlève mon pyjama (le matin)
« Nan veux pas »
manger ce que tu m’as mis dans mon assiette (et que vous retrouverez sur le tapis deux minutes plus tard)
etc. la liste est plutôt longue vu que votre fils a deux ans, l’âge étrangement défini comme « l’âge des non » (mais tiens pourquoi donc J ?).

C’est officiel, vous êtes une sainte.

En tout cas une chose est sûre, si votre petit brigand fait de la politique un jour, il sera forcément dans l’opposition.

Heureusement, Petite Bébée n’en est, elle, qu’aux babillements. Elle se contente de s’exprimer en s’accrochant à vos jambes ce qui se révèle être particulièrement pratique quand vous êtes en train de lutter avec Grand Bébé pour lui mettre/retirer son pyjama ou lorsque vous essayez de courir pour prévenir une quelconque catastrophe (c’est du grand art, du Barychnikov flanqué d’une enclume – tout dans la grâce et l’élégance). Dès que vous tentez de la décrocher, une sirène se met en marche pour vous dissuader de continuer votre opération. Et ça marche en général. Parfois néanmoins vous tentez courageusement de persévérer et vous finissez immanquablement par vous ruer sur du chocolat lorsque les pleurs se généralisent (ce qui somme toute se révèle être une méthode inefficace pour retrouver votre sérénité étant donné que le chocolat, vous le mettez dans la bouche et non pas dans les oreilles).

Et dire que Sharon Stone pense probablement avoir une vie plus passionnante que la vôtre.

Votre petite famille

Créé par le 16 juin 2006 | Dans : Non classé

Il y a quelques temps si un gentil petit génie était venu vous demander de choisir trois souhaits à réaliser, vous auriez dit:

1) la paix sur terre
2) perdre cinq kilos
3) changer les lois de la pesanteur afin que vos seins arrêtent de regarder le sol

Maintenant ça serait plutôt

1) la paix à la maison
2) perdre dix kilos
3) changer les lois de la pesanteur afin que vos seins arrêtent de toucher le sol

Cela va être quoi dans dix ans?

Faut dire qu’au début de cette année, vous avez atteint l’âge canonique de quarante ans (qu’on se rassure, c’est le plus bel âge pour la femme, enfin c’est ce qu’on vous a dit et que vous vous obligez à répéter chaque matin devant la glace quand vous regardez vos rides qui commencent à se prendre pour des répliques du Grand Canyon d’Arizona).

Vous êtes une femme comblée : vous avez un charmant mari et deux – non moins charmants – bébés (Grand Bébé : trois ans et demi et Petite Bébée: deux ans).

Vous êtes une femme comblée disiez-vous donc: comblée de réveils avant l’aube, ça c’est certain, comblée de traces de compote rhubarbe-fraise sur vos chemisiers, comblée de « pas pé » (pas fait exprès) qui ne présagent jamais rien de bon et comblée d’envies régulières d’aller vous exiler à Petropavlovsk-Kamtchatski.

Une femme comblée quoi. Comblée à un tel point que vous souhaiteriez partager avec d’autres tous ces petits bonheurs quotidiens qui ont échelonnés votre vie depuis la naissance des bouilles-à-bisous que sont vos enfants.

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