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Alléluia, vous êtes normale (enfin vous voulez y croire)

Créé par le 16 août 2006 | Dans : Non classé

Que le ciel soit loué, vous vous rendez compte que cela semble assez banal d’avoir le cerveau dans l’état d’un pâté pour chat lorsque vous vous occupez d’enfants en bas âge. Il suffit de lire cette magnifique mise en condition de Géraldine Debauve http://www.leblogbebe.com/ s’adressant à toute maman en devenir pour comprendre pourquoi vos rares neurones se sont carapatés en Papouasie (loin, très loin – vont-ils revenir? Suspense intenable et … réponse dans quinze ans) :

« Pour tous ceux ou toutes celles qui douteraient encore que devenir maman soit un métier à part entière, d’ailleurs pas assez reconnu et encore moins rémunéré, voici de quoi peut être vous faire changer d’avis.

Il s’agit d’un test tout simple qui consiste à vous faire faire quelques petits exercices qui vous permettront de mieux vous plonger dans l’univers féérique d’une maman. Evidemment, si celle-ci a décidé d’arrêter de travailler pour se consacrer pleinement à son ou ses petits anges, vous devrez multiplier les exercices pour vous faire une idée réelle du quotidien de la maman au foyer.
Voici donc les exercices :

1. Enfilez un peignoir et fixez-vous un sac rempli de haricots sur le ventre. Au terme des neuf mois, ôtez seulement 10% de son contenu, filez chez le pharmacien, videz votre portefeuille sur le comptoir et invitez-le à se servir. Ensuite, allez au supermarché et demandez que votre salaire soit automatiquement viré sur le compte du magasin.

2. Pour avoir un aperçu de vos futures soirées, arpentez le salon de 17 à 22H en portant un sac humide pesant entre 4 et 6 kgs. A 22h posez le sac, réglez votre réveil à minuit et allez vous coucher. A minuit, relevez-vous et marchez à nouveau dans le salon avec le sac pendant une heure. Réglez le réveil à 3h… Impossible de fermer l’oeil, bien sûr, alors relevez-vous à 2h et servez-vous un verre. Retournez au lit à 2h45. Quand le réveil sonne, un quart d’heure plus tard, debout ! Chantez des berceuses dans le noir jusqu’à 4h. Réglez le réveil à 5h. Levez-vous, préparez le petit déjeuner. Maintenez ce rythme pendant 5 ans… dans la joie et la bonne humeur !

3. Evidez un melon et percez dans la peau un petit trou de la taille d’une balle de golf. Suspendez-le au plafond avec une ficelle et faites-le balancer de gauche a droite. Prenez un bol de bouillie, bien liquide, et essayez de nourrir le « melon » toujours en mouvement, en jouant à l’avion avec une cuillère. Continuez jusqu’à ce que le bol soit à moitié vide, versez le reste sur vos genoux.
Bravo ! vous savez maintenant faire manger un bébé !

Pour avoir une idée de ce qui se passera lorsqu’il commencera à marcher, étalez de la confiture sur le canapé et sur les rideaux, dissimulez un bâtonnet de poisson surgelé derrière la chaîne Hi-fi et laissez-le là un mois ou deux.

4. Habiller les tout-petits n’est pas une partie de plaisir. Commencez donc par acheter une pieuvre et un filet à provisions : essayez de glisser la pieuvre dans le filet sans qu’aucune tentacule ne dépasse. Temps prévu : la matinée.

5. Dites adieu à votre cabriolet au profit d’un break. Mais n’espérez pas garder la voiture propre et étincelante comme au premier jour. Les familiales ne sont jamais propres et étincelantes. Achetez donc une glace à la vanille et oubliez-la dans la boite à gants. Puis enfoncez une pièce de cinq francs dans le lecteur de CD ou de cassettes. Ecrasez un paquet entier, familial, bien sûr, de biscuits au chocolat sur les sièges arrières. Enfin, rayez chaque côté du véhicule à l’aide d’un râteau. Là … parfait !

6. Préparez-vous à sortir. Attendez une demi-heure à la porte des toilettes. Sortez de chez vous. Rentrez. Ressortez. Rerentrez. Ressortez et dirigez-vous vers la voiture. Revenez sur vos pas. Puis allez à nouveau jusqu’à la voiture. Marchez sur le trottoir très lentement pendant cinq minutes. Inspectez minutieusement le moindre mégot de cigarette, bout de chewing gum, mouchoir en papier, insecte mort. Refaites le même chemin en sens inverse. Vous n’en pouvez plus d’attendre ? Criez-le jusqu’à ce que vos voisins viennent tous à la fenêtre. Très bien : désormais, vous savez ce que c’est de partir en promenade avec le petit ange.

7. Allez au supermarché en emmenant ce qui se rapproche le plus d’un enfant en bas âge – une chèvre adulte, de préférence – Si vous avez l’intention d’avoir plusieurs enfants, prenez plusieurs chèvres. Faites vos courses sans les perdre de vue et payez tout ce qu’elles auront cassé ou dévoré.

8. Apprenez le nom de tous les héros favoris des enfants. Le jour où vous vous surprendrez à chanter une chanson de Oui-Oui dans votre bain, c’est bon, vous aurez gagné votre titre de parent !

9. Répétez tout ce que vous dites au moins cinq fois.

10. Une dernière recommandation : avant de faire des enfants, allez voir tout d’abord des amis qui en ont déjà. Critiquez abondamment leur méthode d’éducation, leur manque de patience ou d’autorité. Permettez-vous aussi de donner des conseils sur l’heure du coucher, le pot, les bonnes manières à table, etc.

En un mot, aidez-les à résoudre leurs problèmes, et profitez-en bien : c’est la dernière fois de votre vie que vous détiendrez les solutions.

A votre tour de nous donner quelques conseils en nous laissant un commentaire ». Géraldine Debauve http://www.leblogbebe.com/

Fais dodo, Colas mon petit frère

Créé par le 09 août 2006 | Dans : Non classé

Vous allez avec Petite Bébée réveiller Grand Bébé qui n’a toujours pas fini sa sieste. Vous prévenez votre fille de faire doucement car ce n’est pas agréable de sortir du sommeil brusquement. Petite Bébée commente : « alors pas mettre doigts dans les yeux ? ». En effet ma chérie c’est un bon début.

La recette du gâteau aux carottes

Créé par le 09 août 2006 | Dans : Non classé

Préchauffer le four à 180°C. «Les enfants, j’ai allumé le four, vous savez qu’il ne faut pas le toucher. Nooooooon pas toucher, qu’est que je viens de dire ?».

Travailler le beurre au batteur électrique. «Maman, c’est quoi ça ?» vous dit votre petite fille, la bouche en cœur. «Un batteur électrique», «aaaaahh» vous répond-elle de manière entendue et, incroyable mais vrai, elle s’arrête là. Vous n’avez donc pas droit à «c’est quoi ça ?»«un batteur électrique» en boucle pendant un quart d’heure. Miséricorde, cette collaboration culinaire vous a l’air bien partie pour une fois. Qui sait avec un peu de chance, vous arriverez peut-être même à faire votre gâteau. Comme quoi tout est possible dans ce bas monde.

Ajouter le sucre et bien remuer. «C’est moi faire» vous réclame à corps et à cri Grand Bébé. Vous acceptez avec plaisir cette main d’œuvre bienvenue et vous contemplez avec tendresse votre fils accomplir sa tâche avec aisance. C’est qu’il grandit le bougre. Il n’aura bientôt plus droit à l’AOC* de Grand Bébé. Il est à peine né que c’est déjà un grand garçon.

Cuire le chou-fleur à la vapeur. Le chou-fleur ? Qué chou-fleur, vous êtes bien en train de faire un gâteau non ? Votre neurone affecté à la cuisine (l’autre est en charge du reste, du ménage à la lecture du dernier Kinsella. Il n’est, par conséquent, pas étonnant que votre maison ne fleure pas bon l’Ajax au pin et que vous mettez deux mois pour finir un livre qui n’est pas du Teilhard de Chardin) sonne le signal d’alarme. Même fatigué, il a la vague impression que le chou-fleur dans un gâteau aux carottes cela risque de lui donner un goût étrange, voire très très mauvais.

Vous regardez donc votre livre de recettes d’un peu plus près et vous découvrez que votre espiègle de Petite Bébée a subrepticement tourné quelques pages pendant que vous mélangiez le sucre avec son frère. Vous revenez donc à la case de départ et ajoutez des zestes d’oranges avec des épices, ce qui a l’air de mieux convenir à votre préparation.

Vous passez alors à la délicate opération cassage des œufs. Vos enfants, spécialistes en la matière (ils en ont incidemment déjà cassé une bonne dizaine à eux deux, dont certains directement dans le magasin, vous mettant le rouge au front … mais vous avez l’habitude) se portent volontaires pour cette délicate besogne. Miracle, là encore, ils font cela avec brio, vous n’avez qu’à ramasser les coquilles qui sont tombées dans le sucre. Une broutille pour vous qui vous attendiez à devoir passer la cuisine au kärcher.

Lorsqu’il s’agit de rajouter les carottes rapées, il vous faut vous interrompre pour en éplucher deux de plus à l’intention de vos cuisiniers en herbe qui ne peuvent résister à l’appel dudit légume (leur préféré). Ils les grignotent en vous regardant mélanger la préparation une dernière fois.

Vous expliquez à ce moment-là à votre cher public, que vous allez mettre la pâte dans le four. Petite Bébée vous corrige aussitôt, «pas la pâte maman (qui pour elle, ne se mange que bolognaise ou carbonara), le gâteau». Il faut reconnaître que la langue française est assez facétieuse et vous, trop inexpérimentée, pour en expliquer les nuances à des titulaires de couches-culottes.

Pour finir la journée en beauté, votre neurone pâtissier n’oublie pas de vous rappeler à temps de sortir le gâteau du four (un exploit pour vous, vos œuvres culinaires étant, une fois sur deux comme qui dirait, bien cuites, formule gentille pour être agréable à votre égo avec qui vous allez vivre pendant quelques temps encore) et le résultat vous comblerait si ce n’était que vos amours de marmitons s’empressent d’en éparpiller les miettes un peu partout dans le salon. Hop, c’est donc au deuxième neurone et son aspirateur de prendre la relève, vous, vous allez vous coucher.

* Appellation d’Origine Contrôlée

Frère Jacques

Créé par le 27 juil 2006 | Dans : Non classé

Grand Bébé et Petite Bébée sont fous de Smarties et vous échangeraient certainement contre une poignée de ces petites choses (plus une de cacahuètes, les jours où vous êtes gentille). Il faut les voir assiéger, aux anniversaires, les gâteaux qui en sont décorés.

Ils ne sont apparemment pas les seuls enfants à vouer un culte à ces chocolats multicolores : à trois ans Baptiste, le fils d’une de vos amies chantait sans aucune malice :

Frère Jacques,
Frère Jacques,
Dormez vous,
Dormez vous,
Donnez les Smarties, ;-)
Donnez les Smarties, ;-)
Dig ding dong
Dig ding dong

Vous aimeriez avoir pensé cela vous même à son âge, mais vous vous êtes contentée de rester rêveuse quand à ce que pouvaient être des matines

Poésie quand tu nous tiens

Créé par le 27 juil 2006 | Dans : Non classé

Vous vous rendez compte, et cela chaque jour davantage, que vos petits loups deviennent des maîtres du surréalisme. Oyé, oyé bonnes gens, fans de Magritte, Dali, Queneau et les autres, voici la relève qui arrive: Grand Bébé et Petite Bébée.

Comme beaucoup d’après-midi de cet été torride, vous êtes dans le jardin avec vos enfants et vous les regardez goûter* tout en papotant avec eux. Petite Bébée voit un avion qui passe dans le ciel et vous dit (pour le cas où vous aimeriez dialoguer avec ledit engin, sait-on jamais) :

- « maman, l’avion ne t’entend pas »

Grand Bébé, voulant s’assurer que vous avez bien compris, ajoute :

- «oui, passequ’il n’a pas d’oreilles», mais précise afin que vous ne vous inquiétez pas: «mais toi tu as des oreilles et une bouche aussi et des yeux et un nez et … »

Et alors que vous pensiez que cette intéressante conversation n’était pas terminée vous voyez votre fils se lever brusquement, comme mû par un ressort géant. Il vous demande « elle est où poire ? ». Interloquée, vous faites appel à votre cerveau ramolli par les 35°C à l’ombre (il avait déjà pas besoin de ça le pauvre) et vous finissez par comprendre que votre postérité cherche tout bonnement à imiter la technique que vous avez employée quelques minutes plus tôt pour chasser un insecte, à savoir, un petit coup (carramba encore raté) d’avorton de poire (vous êtes judicieusement assise sous un poirier). Vous tendez donc une poire tombée du nid à votre noble chevalier. Ce dernier la brandit comme un gourdin et à l’instar de ses lointains ancêtres part à la chasse… à la guêpe.

Un peu plus tard un chat passe dans le jardin et Petite Bébée s’écrie :

- « moi caresser chat »

Vous lui expliquez que le chat est sauvage et qu’il ne va pas se laisser caresser car il a peur. Fine déductrice votre fille réplique :

- « ah oui, chat avoir peur des fantômes »

Grand Bébé finit par revenir dépité de sa chasse aux «méchantes bêtes qui piquent» et vous suprend par un :

- « papa a le ventre bleu » (ah bon ? Comme quoi on peut toujours garder du mystère dans un couple même après six ans de mariage !). Vous apprendrez plus tard que cette réplique est la suite logique pour un garçon de trois ans (celui-là même qui vous a fait observer il y a quelques jours que «les coccinelles n’ont pas de chaussures») du fait que votre moitié a mangé un œuf de pique-nique peint en bleu.

Vous finissez comme il se doit la soirée en beauté. Vos enfants se brossent les dents (enfin se régalent de dentifrice serait plus exact) et vous disent en sortant de la salle de bain : «bonne nuit, bonne journée» et se carapatent sous votre lit au lieu d’aller dans le leur. Vous allez devoir les extirper de là et vous en avez autant l’énergie que d’aller à Moscou en pédalo (c’est une image, car traverser la Pologne ou la Biélorussie en pédalo, comme dirait votre fille «c’est pas facible» un pertinent raccourci de son cru entre «pas facile et pas possible» :-D )

* avec cette fascination qui vous est propre. Vous ne comprenez toujours pas comment avec un chouia de beurre de cacahuètes ils arrivent à se faire masques faciaux et vous chercher à découvrir comment ils font. Vous êtes également subjuguée par le résultat obtenu avec du chocolat à tartiner. Vos diablotins eux-mêmes sont admiratifs de leur talent et la dernière bouchée même pas encore avalée, filent devant le miroir pour s’admirer ainsi peinturlurés.

Les phrases qui tuent, Acte II scène 1

Créé par le 22 juil 2006 | Dans : Non classé

Petite Bébée, toujours autant fouineuse, retrouve à nouveau un de vos tampax (alors qu’elle est interdite d’ouverture de tiroir, mais la curiosité reste évidemment la plus forte). Cette fois-ci, elle ne s’exclame plus «dessert !», mais vous sort un victorieux :«petit déjeuner !». Cré nom de bleu, vous allez vite vous inscrire à des cours de cuisine puisque vos repas si tendrement préparés, ont l’air d’avoir le goût d’un applicateur !

En fait, vous commencez à vous demander si Petite Bébée ne prendrait pas les emballages individuels des tampax pour ceux d’un biscuit. Si, cela doit être cela. Alléluia, votre honneur de Mamie Nova est sauf. Dans le doute néanmoins, vous allez potasser de plus près vos livres de cuisine. On n’est jamais trop prudent dirait votre mère. Imaginez donc que la Reine d’Angleterre s’invite chez vous et que vous lui serviez une collation qu’elle puisse prendre pour une serviette hygiènique ! Tout simplement «chocking».

Le chantage

Créé par le 22 juil 2006 | Dans : Non classé

Le chantage est interdit par la loi.

… vous devez donc certainement cinq fois la perpétuité à la collectivité. Car c’est un fait, bien que vous trouviez cela totalement inadéquat, vous n’arrêtez plus de menacer vos enfants d’une quelconque punition s’ils vous désobéissent (ce qui évidemment arrive 42’354 fois par jour … en moyenne).

Grand Bébé à la fâcheuse tendance d’utiliser ses voitures comme projectile dans une catapulte composée astucieusement de son bras tendu. Votre mari et vous avez tout essayé : l’explication du danger d’un tel comportement, le moment de réflexion dans la chambre, la menace de la fessée, la fessée elle-même, mais il ne se passe pas un jour sans qu’il ne recommence. Vous êtes donc passé au chantage : « si tu continues, je prends les voitures et je les mets en haut de l’armoire ». Et bien, incroyable mais vrai, ça marche. On aura tout vu.

La spécialité de Petite Bébée pour vous faire sortir de vos gonds, c’est de se mettre debout sur la table du salon. En fait, elle n’a aucune envie spécifique d’aller dessus, elle souhaite seulement que vous lui courriez après pour l’en empêcher. Vous savez qu’on vous a mis sur cette terre que pour obtempérer à une telle requête (c’est votre rôle béni de mère-éducatrice). Vous lui courriez donc après jusqu’à ce que lassée de ce petit jeu ingrat, vous avez trouvé la parade : « si tu continues à désobéir, tu n’auras pas de douche ». C’est qu’il faut adapter la menace à l’enfant et vous vous refusez à faire du chantage aux bonbons* (qui pourtant devrait marcher du tonnerre avec votre petite puce puisque les sucreries elle adore). Par contre la priver de douche un soir ne vous pose pas un problème métaphysique particulier, vous pensez que ce n’est pas catastrophique si votre princesse doit se contenter à l’occasion d’un passage de lavette sur le corps. Mais ceci n’est que théorique, car miracle là aussi, le chantage marche à merveille. Dès qu’elle entend la menace de «malédiction pas de douche» votre petiote descend de la table et vous obéit au doigt et à l’œil, … pendant au moins dix minutes. Un miracle disiez-vous.

Et ce matin, vous avez encore ajouté une flèche machiavélique à votre arc à chantage : vous menacez tout bonnement vos enfants de vous assoupir s’ils n’acceptent pas que vous leur mettiez leur couche-culotte. Vade retro menace, tout mais pas ça, votre descendance ayant horreur de vous voir dormir. Dès que vous osez fermer un œil vous pouvez être sûre que deux loustics excités vont venir atterrir – avec une délicatesse que votre anatomie n’apprécie que très moyennement – sur votre estomac.

Et hop, encore un cierge pour Sainte Rita, la patronne des causes désespérées: vos petits monstres obéissent enfin et vous laissent les habiller. Evidemment vous imaginez que d’autres personnes ont des techniques nettement moins douteuses pour obtenir une chose aussi banale qu’un habillage matinal, vous leur demandez donc de vous les écrire et surtout de venir sur place montrer comment cela fonctionne car vous avez remarqué que vos schtroumpfs semblaient vaccinés contre les méthodes décrites dans les livres de puériculture.

* jusqu’à présent, car vous savez maintenant qu’on ne peut jurer de rien vu que vous faites maintenant un peu tout ce que vous pensiez – avant d’avoir des enfants – ne jamais faire

Petite visite chez le pédiatre

Créé par le 20 juil 2006 | Dans : Non classé

Lors de la dernière visite chez le pédiatre, ce dernier a trouvé votre fils aîné un peu pâlot et a demandé à l’infirmière de lui contrôler sa formule sanguine. Petite Bébée lorsqu’elle l’a entendu donner ses instructions s’est exclamé: « moi aussi piqûre! » :-D

Midi cauchemar

Créé par le 16 juil 2006 | Dans : Non classé

Les repas avec vos petits chérubins d’amour, loin d’être des moments détendus des publicités de céréales, vous font généralement descendre droit en enfer.

Quelque soit le menu du jour, vous savez à l’avance que vous en retrouverez un tiers sous la table, un tiers sur la table et si les auspices sont avec vous, le tiers restant ira dans les petits bidons de vos enfants. Vous êtes donc ravie chaque jour d’avoir octroyé une partie de votre matinée pour ce résultat déprimant.

Car faut dire que la préparation du repas est épique, vos adorables petits cœurs d’amour prenant un malin plaisir à se mettre entre vous et ce que vous êtes en train de faire. Vous épluchez des carottes, hop un loustic vient vous aider en éparpillant les épluchures par terre ce qui donne l’occasion au deuxième du genre de marcher dessus. « Zen restons zen » marmonnez-vous en boucle. Vous ouvrez le frigo: zoom avant de la tête de vos deux bambins qui demandent « c’est quoi ça ? » en montrant le beurre, le fromage, les tomates etc… Ensuite ils passent au « je veux ça » en montrant : le beurre, le fromage, les tomates etc. On ne se lasse vraiment pas de ce jeu effectué devant un frigidaire ouvert.

Par le passé, vous aviez bien eu la présence d’esprit de sécuriser la cuisine en mettant des barrières. Mais le problème avec les enfants, c’est qu’ils finissent toujours par grandir :-) et qu’il faut s’adapter aux changements. Quand ils étaient plus petits, la cuisine était une zone garantie non-non, car les dangers étaient trop grands par rapport aux bêtises qu’ils pouvaient faire hors de votre vue. Mais voilà t’y pas qu’à deux et trois ans, leur imagination semble être au service exclusif de leur machine à catastrophes et vous préférez donc avoir vos chérubins à côté de vous dans la cuisine plutôt que de les savoir en train de : s’étouffer mutuellement avec un coussin du canapé, se lancer le Petit Robert à la figure (ce n’est pas comme ça que vous pensiez qu’ils envisageraient la culture) ou de graver de magnifiques volutes sur les cadres de portes fraîchement repeintes.

Retour au nerf du sujet, à savoir, le repas de midi. Vous vous mettez à côté de vos angelots pour les regarder médusée, mettre les mains pleines de purée dans leur verre d’eau. Vous pourriez pourtant le jurer, vous ne leur avez jamais parlé des rince- doigts. Brave petits, ils ont trouvé cela tout seuls.

A chaque repas, Grand Bébé regarde scrupuleusement le contenu de son assiette et tranfert ce qu’il n’aime pas (les trois quart de ce qu’il y a dedans en général) dans l’assiette de sa sœur, qui ravie, va à son tour selectionner ce qu’il lui plaît (les trois quart en général). Un des deux de vos héritiers se décide alors à jouer à « avion dans aréoport » (l’avion étant la cuillère, l’aéroport la bouche … Vous ne comptez plus le nombre de missiles qui tombent en chemin), incitant forcément son frère/sa sœur a en faire autant. Dire que c’est vous qui êtes à l’origine de ce jeu (manifestement un jour d’absence neuronale).

Vous vous demanderez tout le temps qui vous reste à vivre, comment font les mamans qui ont des enfants qui se comportent bien à table. Vous, vous avez tout essayé : de la sévérité avec ses « bon va te calmer un moment dans ta chambre » à la douceur et « ce n’est pas grave si tu n’aimes pas, mais tu dois au moins goûter » en passant par les ras-le-bol qui vous altèrent la vue, et vous ne sévissez plus quand vous voyez un petit pois vous passer par dessus la tête. Vous avez tellement essayé de registres que vous trouvez injuste de ne pas encore avoir reçu d’Oscar pour vos performances.

Enfin, vous devez reconnaître que vous avez quand même obtenu un petit résultat, vos bébés ont compris et accepté qu’ils ne doivent pas parler la bouche pleine. Tout ce temps de silence gagné, c’est déjà ça!

Médecine alternative

Créé par le 08 juil 2006 | Dans : Non classé

Grand Bébé se fait un peu mal en tombant. Petite Bébée pleine de compassion se précipite dans la salle de bains pour réclamer un suppositoire pour son frère.

Effectivement, ma chérie qu’il n’y a rien de tel pour soulager une blessure à la tête :-D . Après le scotch pour « réparer bobo » et le glaçon pour « bobo zyeux » (c’était vous l’heureuse élue de celui-là), vous vous réjouissez de la voir devenir médecin ou infirmière. Vous êtes sûre qu’on viendra de loin pour des consultations de cette médecine « alternative » pour le moins.

Vous même dans votre jeune temps, vous aviez également des dons de guérisseuse. Incroyable mais vrai, vous êtes à l’origine du premier hôpital pour insectes. Vous devez reconnaître que vu le manque de volontaires vous aidiez un peu vos futurs patients, des fourmis aux bourdons en passant par des sauterelles, à venir suivre vos traitements en les attrapant avec une douceur toute relative. C’est pour le coup qu’ils avaient alors besoin de soins!!! Sale gosse :-D

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