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La colle du jour

Créé par le 02 déc 2006 | Dans : Non classé

Petite Bébée à qui vous refusez un morceau de pain parce qu’il n’y en a plus, vous demande: « il est où le pain qu’il y a plus? »

Euh? Au paradis des pains? emoticone

Avis aux indécises

Créé par le 26 nov 2006 | Dans : Non classé

Puisqu’on nous rabâche régulièrement qu’il n’y aura pas assez de jeunes pour payer nos retraites, vous vous êtes dit qu’il était de votre devoir d’inciter les indécises à faire le grand pas vers la maternité. Et pour ce faire quoi de mieux qu’une liste (non exhaustive, loin s’en faut) de tous ces petits plaisirs et grandes joies que vous apportent vos tendres chérubins ?

Avant tout, rappelons que pour avoir des enfants, il faut d’abord les concevoir*. Vous n’allez pas vous attarder sur le sujet, puisque chacune connaît les avantages que procurent les travaux pratiques. Evidemment, les plus sceptiques vous retorqueront que depuis l’apparition de la pilule, on peut très bien faire des galipettes sans avoir à prendre une douzaine de kilos ni avoir la poitrine gonflée à l’hélium. Ce n’est pas faux, mais holà, où va-t-on ? Attention, note de l’auteur à l’auteur : toute tentative de subversion sera sévèrement condamnée.

Il faut dire (et que cela se sache dans les chaumières) que la grossesse est un état de grâce (ou de graisse, avez-vous honteusement pensé les jours où vos hormones ont joué au ping-pong avec votre humeur). Vous avez connu des moments précieux pendant vos deux périodes de gestation et, ayant le cœur généreux, vous vous en voudriez de les garder pour vous. Une fois enceinte, vous avez pu:

- vous gaver de tartes aux pommes sans remords. D’abord les pommes, c’est plein de vitamines, donc bon pour le bébé ça, et quand on sait que l’on va plus que s’arrondir aux entournures, ce n’est pas quelques tartes aux pommes qui vont faire la différence (ni même les tablettes de chocolat que vous vous êtes fait un devoir d’engouffrer afin que vos enfants aient la chance d’en avoir le goût défini dans leurs gènes. Etre mère, c’est aussi savoir se sacrifier). Assurément, cet avantage disparaît pour celles qui passent leur début de grossesse la tête dans les toilettes et pour lesquelles, pauvres malheureuses, un foie gras poëlé avec son confit d’oignon aux baies de poivre rose est aussi appétissant qu’une bouse de vache avec son mal digéré d’herbe en tas.

- avoir une place assise dans le bus. Enfin pas souvent, car vous aviez un petit ventre (petit pour une femme enceinte, mais curieusement, le qualificatif change lorsque l’on sait qu’il n’y a plus de bébé dedans, or sentimale comme vous l’êtes vous l’avez gardé après les accouchements … Cafardum Immensum), on vous a rarement cédé une place assise. Pourtant, vous auriez bien apprécié de pouvoir vous endormir assise plutôt que debout, ah oui, vous avez oublié de mentionner que la grossesse, ça fatigue un brin. Apparement une histoire de bébé qui pompe l’oxygène de la maman (déjà ?) ou quelque chose dans le genre.

- être la mire de regards bienveillants de passants attendris, alors que le miroir vous renvoyait l’image d’une bibendum à l’œil hagard (que vous deviez aux nuits sans sommeil à vous tourner et retourner dans votre lit pour essayer de trouver une position tolérable, parce que vous aviez l’habitude de vous endormir sur le ventre. En fin de grossesse vous auriez été terrifiée d’écraser le bébé en vous mettant sur le ventre et de toute façon, cela ne vous aurait que peu tentée de dormir en l’air, à vingt centimètres du matelas).

- ne plus souffrir du froid. Normal, bébé et maman se tiennent chaud mutuellement. Image très touchante s’il en est, un rien moins appréciable au mois d’août, vous en convenez.

Et puis surtout pendant neuf mois (fois deux pour vous, tralala itou), vous n’avez plus eu de règles. La prochaine fois que cela vous arrivera, ce sera à la ménopause, hum, si nous changions de sujet.

Ah ah, vous êtes tellement submergée par les réminiscences positives de vos grossesses, que vous constatez que vous n’aurez même pas l’occasion d’entrer dans le vif du sujet, à savoir l’établissement d’une liste des plaisirs et grandes joies que vous apportent vos tendres chérubins. Vous êtes déjà extatique alors que dans votre énumération, ils ne sont pas encore nés. C’est dire comme faire des enfants est un acte de bonheur avant d’être un acte patriotique (mais n’oubliez pas quand même que nous comptons sur vous pour nos retraites, hein? De la ménopause à la pension, il n’y a que le temps d’un clignement d’œil, alors vous êtes un peu pressée de voir de bonnes âmes se dévouer).

PS : pour les indécises restantes (certainement très rares maintenant, étant donné vos talents de tribun), la liste des bonheurs que donnent les enfants après leur naissance fera l’objet d’un prochain billet. Faudrait pas croire que vous avez abordé le sujet des grossesses pour esquiver celui des enfants. Non, non, vous promettez que vous avez une liste très longue de bonheurs que vous apportent Grand Bébé et Petite Bébée (et une liste toute aussi longue de moments où vous vous félicitez de résister à vous trancher les veines avec un couteau… du jeu de dinette de Petite Bébée. Mais qu’est-ce qu’il fait dans le tiroir de la cuisine ? « Petite Chériiiiieeeeeee, viens ici: j’ai deux mots à te dire »).

* à moins que vous ne soyez une éléphante où là c’est incontestablement une cigogne qui vous amène votre bébé aux grandes oreilles qui font rire les clowns et les corbeaux.

Joyeux anniversaire acte II

Créé par le 22 nov 2006 | Dans : Non classé

Grand Bébé vous demande (la bouche en coeur): « c’est quand mon joyeuxanniversaire? »

Vous lui répondez (craignant le pire): »Dans un an moins quelques jours »

Grand Bébé (serein) commente l’horrible nouvelle: « ah oui. »

Merdum, pourquoi n’avez-vous pas dit dans cinq ans?

Les Aristochats*

Créé par le 19 nov 2006 | Dans : Non classé

L’histoire des Aristochats tient une place particulière dans votre cœur car c’est le seul dessin animé de Walt Disney que vous avez vu en tant qu’enfant (c’est ça d’être née au siècle dernier Embarasse).

Alors si vous n’avez pas acheté le DVD pour les chairs de votre chair (la nounou vous ayant précédé dans votre intention), vous avez acheté le livre qui est devenu au fil du temps THE LIVRE of référence, celui que vous lisez tous les soirs (aaaaaarrrrgggggggggghhhh).

Bien qu’il soit établi que vous soyez une sainte, vous devez avouer que parfois vous vous permettez quelques petites facéties lorsque Petite Bébée vous demande pour la 42ème fois de la soirée :

- « c’est qui lui ? » en montrant un des petits chats

- « mais je te l’ai déjà dit »

- « c’est qui lui ?»

- « bon, un indice : c’est un compositeur de musique classique, célèbre notamment pour sa symphonie fantastique »

- « aaahhh » vous dit-elle d’un air entendu avant d’ajouter : « Toulouse ? »

- « non pas tout-à-fait chérie, Berlioz ».

Dans le fond de la pièce, vous entendez le géniteur des fruits de vos entrailles qui se bidonne.

Ensuite à la requête de Grand Bébé, vous passez à la page «il-a-sauvé-la-vie», moment d’intense émotion où l’on voit Tom O’Malley sauver Mary d’une noyade certaine. Et puis sans plus tarder, vous faites un tour à la demande générale aux pages 61 à 72 qui correspondent au chapitre «nuit d’ivresse pour Duchesse» (en effet, ça saoûle). Vous devez alors mimer tous les instruments de musique ce que vous faites avec un talent des plus incertains : «glingling» psalmodiez-vous en tenant une guitare imaginaire dans les mains et ensuite vous passez au «zing zong» (accordéon), au «tututûtutût» (trompette) un classique qui fait la joie de vos petites têtes blondes et vous terminez par «tadadatadada» (censé représenter le son du piano. Si Beethoven n’avait pas été sourd, il le serait maintenant). Vous avez fait cela tellement de fois maintenant que vous pourriez bientôt envisager de devenir un orchestre philarmonique à vous toute seule.

Cela dit, l’avantage de lire un même ouvrage plusieurs fois, tous les sémanticiens vous le confirmeront, c’est qu’à chaque nouvelle lecture vous découvrez une dimension supplémentaire au texte.

C’est ainsi qu’à la 358ème lecture, vous avez réalisé à quoi l’histoire Les Aristochats devait son succès : c’est une œuvre complète avec suspens, amour et même luxure, le tout partiellement rédigé en vers (sic) – pas en alexandrins, hein, mais souvent ça rime. Mais si, voyez seulement :

Le suspens :

Est-ce qu’Edgar va réussir à kidnapper les chats et hériter ainsi de Madame de Bonnefamille ? Ne comptez pas sur votre dévouée critique littéraire pour vous révéler la fin de l’histoire.

L’amour

On apprend page 13 que le notaire de Madame de Bonnefamille (la propriétaire des chats, note à l’intention de ceux qui ont eu la chance de passer à côté des 358 lectures de ce chef-d’œuvre) est amoureux de cette noble dame. Il a 90 ans (elle, probablement la moitié).

La luxure canaille (p. 39)(p. 53):

« Bien que cet O’Malley ne soit guère distingué, elle se laisse entraîner. »

« Il aurait préféré avoir Duchesse (NdA : la chatte, … hum) pour lui … au moins jusqu’à Paris ! Lorsqu’ils arrivent, il est minuit .»

Vous qui aviez donc un petit faible pour Les Aristochats êtes au regret de dire qu’aujourd’hui, par bien des égards, vous ne seriez pas loin de vouloir donner un coup de main à ce pauvre Edgar pour envoyer les chats à Tombouctou.

Mais que cela reste entre nous, car n’est-ce pas ce week-end que vous comptiez aller à la SPA chercher un chat ?

 

* Les Aristochats de Walt Disney, collection « Hachette jeunesse »

« Tu seras chirurgienne, ma fille »

Créé par le 14 nov 2006 | Dans : Non classé

Vous arrivez dans la chambre de vos petiots où vous découvrez une marée d’ouate sur la moquette. C’est Petite Bébée qui vous a réservé une belle surprise : elle a entièrement vidé le corps d’un de ses nounours. Vous ne trouvez pas les mots pour décrire votre bonheur.

Le lendemain, un scénario identique vous attend car Petite Bébée a opéré à cœur ouvert l’humidificateur et a fait des magnifiques confettis avec le filtre.

A voir son talent à dépiauter tout ce qu’elle touche, vous n’avez plus aucun doute sur la question : votre fille sera chirurgienne plus tard

… ou charcutière

… ou serial killer.

Joyeux anniversaire!

Créé par le 10 nov 2006 | Dans : Non classé

La veille de l’anniversaire des quatre ans de Grand Bébé, vous avez invité votre belle-famille pour fêter cet événement avec vous (votre famille à vous, belle pourtant elle aussi, habitant trop loin pour venir).

Vous savez que le clou de la fête pour vos enfants c’est de loin le soufflage des bougies (étonnamment les cadeaux n’arrivent qu’en deuxième position, le gâteau traîne en troisième place et s’il y a des Smarties, il n’aura même pas droit au podium de tête). Petite Bébée, qui a fait semblant jusque là de prendre très philosophiquement le fait que ce soit son frère à l’honneur, se rue sur le gâteau et souffle sur les bougies en premier. Rââ-Vie.

Gros drame à l’horizon, mais en mère prévoyante vous avez gardé les allumettes a proximité et vous rallumez les bougies en toute urgence. Petite Bébée essaie de réitérer son exploit mais toute l’assemblée, très motivée semble-t-il d’éviter une troisième guerre mondiale, l’arrête dans son élan et Grand Bébé peut enfin souffler ses bougies. Des soupirs de soulagement fusent de toutes parts en même temps que les bravos.

Petite Bébée conservant son attitude de ça-m’est-égal-que-ce-ne-soit-pas- mon-anniversaire se précipite néanmoins pour ouvrir les cadeaux. Grand Bébé-Grand Seigneur la laisse faire et s’extasie devant ses nouvelles voitures (bien entendu, il dormira avec sa préférée). Petite Bébée délaisse les quelques petits cadeaux qu’elle a reçu pour elle car ce qui compte surtout, c’est d’empêcher son frère d’ouvrir les siens.

Et puis zou, vous mettez tout le monde au lit et chacun continue la fête de son côté : les enfants surexcités en réaménageant toute leur chambre (et la vôtre au passage) et vous en ouvrant le champagne.

Mmmdah que la vie est bien faite quand même.

Le lendemain matin, jour même de l’anniversaire de Grand Bébé, vous constatez que Mère Nature, moins complaisante que Mère Tout Court, lui a concocté un cadeau de son crû : la varicelle. Or en bonne maman masochiste (ne sommes-nous pas là en présence d’un pléonasme, Maître Capello ?) que vous êtes, vous avez organisé une petite birthday party avec plusieurs enfants. Vous faites donc la tournée des parents desdits enfants pour leur annoncer la nouvelle et comme vos chérubins sont en pleine forme vous décidez de ne pas annuler la fête, mais ne gardez comme invités que les personnes immunisées.

Grand Bébé et Petite Bébée sont enchantés de recommencer la cérémonie «soufflage de bougies» doublée de distribution de Smarties. Le gâteau est mis à disposition des mouches pour leur grand meeting annuel d’avant l’hiver. Votre égo de patissière reste intact, car vous avez eu la présence d’esprit de l’acheter celui-là, vu le peu de succès des précédents que vous aviez élaborés avec amour (à défaut de talent).

Vous et votre moitié êtes aussi enchantés. Etant donné les circonstances, seulement une partie des effectifs des petites terreurs a pu venir et votre migraine bisannuelle (vous avez deux enfants, donc deux anniversaires par année avec des Apaches qui mettent des légo dans les serrures et tartinent vos canapés de chocolat) est nettement plus modérée que d’habitude. Et youpi, vous avez six mois de trève avant le prochain.

 

La mode, toujours la mode

Créé par le 01 nov 2006 | Dans : Non classé

Petite Bébée vous dit : « quand je serais grande j’aurais des gros nénés et je mettrais un soutien-gorge rose »

Elle a deux ans et demi.

Et puis quoi ? Lorsque ses grand-mères vont lui demander ce qu’elle souhaite pour l’anniversaire de ses 3 ans, elle leur répondra : « un string » ?

Sur la route toute la sainte journée

Créé par le 27 oct 2006 | Dans : Non classé

Est-ce qu’il y a un parent qui n’a pas encore pris la route avec deux petits angelots ? Si oui, un conseil (et un bon !), n’essayez pas.

Vous êtes partis ce week-end pour aller rencontrer des amis en Bourgogne : vous avez mis sept heures pour faire 250 km, ce qui donne une idée de la qualité du voyage. Vous n’avez certainement pas de quoi vous plaindre puisque vous connaissez un couple qui, lui, est parti au Chili avec leur fils de trois ans. A vélo. Si! des comme ça vous auriez du mal à les inventer. Et inouï, le pitchoune n’a pas aimé le voyage. Encore un ingrat. Cela dit, vous admirez ces parents prêts à découvrir la Terre de Feu en famille alors que pour vous, qui avez pourtant bourlingué de Manille à Camberra en passant par Kampala*, depuis que vous avez des enfants, aller à Palavas-les-flots relève de l’exploit. Exploit que vous n’êtes absolument pas disposée à accomplir soit dit en passant. Maintenant, pour vous la vie c’est dodo-bébés-boulot-bébés-dodo et cela vous va très bien comme ça. Enfin, avec un peu plus de dodo quand même ce serait mieux, car les grasses matinées jusqu’à 6h30 du matin, vous avez cette vilaine tendance à trouver cela plutôt saumâtre.

Bon comme d’habitude, vous vous égarez alors que votre intention première était de décrire les joies de la route en compagnie deux petites grenouilles dont le seul objectif est de savoir si «on est arrivé ?». Vous aviez trouvé cela mignon quand la question avait été posée au démarrage de votre véhicule, mais votre sourire attendri a perdu de son ampleur au bout de la dixième fois, en particulier parce que l’interrogation était accompagnée de couinements divers et variés qui vous rappelaient désagréablement le bruit de la craie sur le tableau de l’école. Vous avez donc fait plusieurs arrêts afin de distraire vos têtes blondes ce qui explique la moyenne de 36 km/heure que vous fîtes (250km/7h). Fangio en a dû se retourner dans sa tombe pendant que Bison Futé faisait une petite danse d’allégresse.

Le retour dans vos pénates fut tout aussi agréable. Moins de «on est arrivé ?» mais plus de «je dois faire caca», quand on vient de quitter une cafétéria d’autoroute. Vous essayez alors d’expliquer, tant bien que mal, à Petite Bébée qu’elle doit attendre la prochaine aire de repos car vous ne pensez pas que la police accepte un «ma fille devait faire caca» comme justification fondée d’un arrêt sur la bande d’urgence. A vérifier néanmoins dans le code de la route.

Conclusion : vous attendrez encore quelques années avant de refaire un long trajet avec les fruits-de-vos-entrailles. C’est ce que vous vous étiez déjà dit après avoir fait 900 km de route et entendu à la radio que vous veniez d’échapper à un déluge qui avait provoqué un embouteillage d’une durée de huit heures sur un tronçon que vous veniez d’emprunter. Votre Cher et Tendre et vous en aviez eu des sueurs froides rétroactives : comment auriez-vous fait pour survivre à huit heures cloîtrés dans une voiture avec vos deux merveilles-du-monde-sauf-quand-enfermées-huit-heures-dans-un-véhicule ? Et malgré ce clair avertissement du ciel, vous avez quand même retenté l’expérience. On n’apprend jamais assez des ses erreurs.

* qui comme chacun sait se situe en Ouganda

Humpfff

Créé par le 18 oct 2006 | Dans : Non classé

Vous êtes au restaurant pour fêter l’anniversaire de votre mère quand Petite Bébée vous signale qu’elle doit aller aux toilettes (à deux ans et demi elle s’essaie -plutôt bien d’ailleurs- au port de la culotte-mais-faut-qu’elle-soit-rose). Vous accompagnez donc votre petite chérie au lieu d’aisance. Vous passez devant les toilettes pour hommes et votre fille vous dit haut et fort, histoire que tout le monde en profite: « Maman regarde, y’a un monsieur qui fait pipi ».

… et bien en voilà un qui veillera à fermer la porte des toilettes la prochaine fois.

Maman au secours! Clap 20’000!

Créé par le 16 oct 2006 | Dans : Non classé

Ce blog vient de dépasser le cap de 20’000 visites et vous voudriez profiter de l’occasion pour remercier celles (et ceux ?) qui viennent régulièrement vous lire. Grâce à vous tous, vous ne vous énervez plus (hum hum, disons que vous vous énervez moins, enfin un peu moins) avec vos enfants. Maintenant vous avez davantage tendance à avoir l’œil qui frise quand un des amours de votre vie fait sa fresque à la craie bleue sur le mur de l’entrée (Grand Bébé) ou promène votre paquet de serviettes hygiéniques dans votre maisonnée (Petite Bébée), car vous pensez à la façon dont vous allez les partager avec vos consoeurs vivant le même cauchemar la même aventure.

Merci, vraiment merci. Et si par miracle il y a autant de personnes qui achètent votre livre et bien vous pourrez envisager vous enfuir sous les cocotiers travailler à la maison au lieu d’aller au bureau pour vous occuper plus de vos enfants.

Car oui, vous rêvez d’être une femme au foyer. Vous voyez déjà comment se dérouleraient vos journées :

- manger petit déjeuner en famille et tout le monde dehors à l’école/bureau

- faire grasse matinée séance de gymnastique

- petit cafés à gogo en feuilletant un magazine

- préparer le repas de midi et aller chercher les enfants à l’école

- faire petite sieste le repas du soir

- aller chercher les enfants à l’école

Cependant un petit quelque chose vous dit quand même que votre journée ressemblera plutôt à ça :

- fouiller la maison pour trouver « ze veux sniff mon sniff cahier de coloriage » qui se sera bien sûr planqué sous un canapé (espérant ainsi échapper aux assauts répétés des doigts collants/gras/mouillés de vos chers petits)

- courir pour arriver avant que la cloche de l’école ne retentisse

- rentrer en quatrième vitesse à la maison pour aspirer, ranger, préparer le repas de midi

- aller chercher les enfants à l’école

- entendre : «c’est meilleur à la cantine» (en effet si vous méritiez un 19/20 chez Gault et Millaud cela se saurait* et vos fins gourmets ne joueraient probablement pas aux Petits Poucets avec votre potée aux lentilles)

- ramener les enfants à l’école après les avoir passés au kärcher

- enlever le crépis d’épinard laissé par votre tendre progéniture et accessoirement repeindre le plafond

- « quoi, quoi c’est déjà l’heure d’aller chercher les petits à l’école ? »

- rentrer darre darre pour faire le repas (avec quoi ? Vous n’avez pas eu le temps de faire des courses)

- etc, etc.

Comme disait votre papa à votre maman quand vos frères étaient petits : «je vais au bureau me reposer» (vous n’étiez pas encore née. De toute façon vous étiez sage, vous. C’est la version officielle, veuillez la respecter en présence de vos futurs adolescents), donc finalement vous feriez peut-être mieux d’attendre avant de démissionner.

* et au lieu d’être en train d’écrire, vous seriez en train de préparer des jambonnettes de grenouilles sautées aux haricots de Paimpol, jus de volaille à la truffe suivi d’un moelleux aux châtaignes et crème brûlée au potimarron et sa glace au mascarpone parfumée à la truffe (extrait d’un menu du Domaine de Chateauvieux de Genève qui, lui, mérite son 19/20)

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